Retour sur la conference Interactions entre abeilles sauvages et abeille domestique en milieu urbain

Lise

Un nouveau compte rendu s’ajoute à la série d’article sur les conférences du 1er avril 2017.

La troisième, présentée par Lise Ropars, doctorante à l’IMBE, Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie Marine et Continentale (Marseille), s’appuyait sur une étude menée sous la direction de Colin Fontaine [Lien Article 2].

1. De nombreuses abeilles a Paris.

Les villes représentent un refuge pour les pollinisateurs sauvages, qui peuvent bénéficier de nombreux abris. En 2015, 67 espèces d’abeilles solitaires ont été décomptées à Paris. L’intérêt pour cette biodiversité est relativement récent. En parallèle, on a pu observer un essor de l’apiculture urbaine[Lien pour ruchers en ville]. Par exemple à Paris on décompte environ 600 colonies d’abeilles mellifères. Cela entraîne différentes formes de compétition entre les abeilles sauvages et les abeilles domestiques.

Dans un premier temps, une compétition directe : on peut observer certaines abeilles domestiques foncer sur les abeilles sauvages pour récupérer le pollen. Il existe également une compétition indirecte pour les ressources. Les abeilles domestiques communiquent entre elles et s’indiquent la présence de fleurs, ce qui fait qu’elles les monopolisent. Enfin, les abeilles domestiquent peuvent transférer des pathogènes, dangereux pour les populations d’abeilles sauvages.

2. Les abeilles melliferes : une menace pour les especes solitaires ?

Pour évaluer si ces compétitions et la présence d’abeilles domestiques en ville sont une menace pour les abeilles sauvage, il faut évaluer les ressources du territoire.

Il y a assez de fleurs à Paris pour que les colonies qui y sont installées produisent 20kg de miel, tout en laissant assez de ressources pour les pollinisateurs sauvages. Au-delà de 20kg, ou si de nouvelles colonies sont installées, il pourrait ne plus y avoir assez de ressources pour les abeilles, domestiques ou sauvages. Il faudrait donc accompagner ces installations par des mesures de fleurissement, afin que les ressources restent suffisantes.

Même si ces chiffres sont pour le moment rassurants et qu’il semble y avoir assez de ressources pour les abeilles domestiques et sauvages, un problème se pose : certains apiculteurs ne déclarent pas leurs ruches. Il se pourrait donc qu’à ce jour il n’y ait déjà pas assez de fleurs pour les abeilles sauvages.

 

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