Conference : Retour sur la conference : Construire un projet pedagogique avec les ecoles autour des abeilles sauvages

Clara

Nos résumés du cycle de conférence du 1er avril s’achèvent avec la dernière intervenante, Clara Primante, docteur en Ecologie terrestre à l’Université Autonome de Barcelone, qui nous présente le projet pédagogique mis en place dans une école espagnole.

1. Commencer un projet pédagogique avec les enfants.

Les abeilles sont un bon moyen d’aborder la biodiversité auprès des enfants, puisqu’elles sont faciles à observer. Un projet pédagogique [Lien activités en milieu scolaire?] a été monté dans une école à Barcelone, afin de faire découvrir aux enfants l’existence des abeilles sauvages.

Les enfants ont tout d’abord appris qu’il existe différents types de nichoirs : des nichoirs refuges, qui servent d’abri pour passer la nuit ou faire face aux intempéries, des nichoirs trophiques, qui sont une source de nourriture, ou des nichoirs reproductifs. C’est ce dernier type que les enfants ont été amenés à construire, en utilisant de nombreux matériaux, dont des matériaux recyclés.

2. Nichoirs : de leur construction à leur occupation.

Pour que le projet présente un intérêt pédagogique, les enfants doivent construire différents types de nichoirs, puisque les abeilles peuvent nicher dans des habitats différents (voir la conférence de Vincent Albouy[Lien article 1]). Ils ont également fait varier la hauteur à laquelle les nids étaient installés en fonction des insectes qui y nichent. Cette première étape a permis aux enfants de se renseigner sur les abeilles sauvages.

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Les enfants ont ensuite pu voir quels nids avaient été occupés par les abeilles. Ceux-ci étaient principalement des cavités pré-creusées, ce qui peut correspondre notamment aux nids d’osmies. Cela leur permet de se rendre compte que si ces abeilles ont besoin de nids, ils manquent dans la nature. Ils ont également pu observer la présence d’un parasite dans les nids, ce qui permet de leur montrer un autre type d’interaction et d’aborder la biodiversité dans son ensemble.

3. Mettre fin à la peur des insectes.

En plus de travailler sur la biodiversité, ce genre de projet permet également de travailler sur la peur des insectes. Cette peur, souvent infondée dans le cas des abeilles sauvages puisqu’elles ne piquent généralement pas, vient généralement de l’entourage qui ne sait pas non plus que ces abeilles sont inoffensives. Elle peut amener à la destruction de nids, qu’on pense appartenir à des espèces dangereuses.

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